L’Amazonie Bolivienne

L’Amazonie bolivienne est une grande région écologique de la Bolivie riche en flore et en faune qui recouvre plus de la moitié du territoire soit environ 60%.
C’est au cœur des provinces Franz Tamayo et Iturralde, précisément au nord-est du département de La Paz que vous découvrirez un trésor inédit : El Parque Nacional y Área Natural de Manejo Integrado Madidi. Créé en 1995, il est aujourd’hui considéré comme l’une des aires protégées la plus grande du territoire bolivien avec ses 18 957 km2.
Froid dans la zone des andes, tempéré dans les terres intermédiaires et chaud dans les basses terres du nord, en Amazonie on ne parle pas d’un climat mais de climats.
On le qualifie à juste titre le Parc Madidi de réservoir naturel le plus conséquent de Bolivie avec des paysages aussi sublimes que diversifiés : canyons, glaciers, vallées, cascades vertigineuses et bien d’autres encore. Cette pluralité de paysages permet une diversité des êtres vivants, d’où cette faune et cette flore gigantesque.
Sur les 17 écorégions de la Bolivie, on en dénombre pas moins de 5 dans le Parc Madidi. On recense plus de 4000 espèces de plantes, 1370 espèces de vertébrés, dont 156 espèces de mammifères, 867 espèces d’oiseaux, de 79 et 109 espèces de reptiles, de 84 à 88 espèces d’amphibiens, de 192 à 296 espèces de poissons etc. Ces chiffres ne cessent de croître puisque l’on assiste fréquemment à la découverte de nouvelles espèces.
La meilleure façon de se rendre au Parc Madidi est de prendre son envol pour la ville de Rurrenabaque. Petite, elle est située au pied de montagnes et de la jungle au bord du río Béni.
En compagnie d’un guide expert de la selva Bolivienne, vous profiterez de ses connaissances pour en apprendre sur les vertus médicinales naturelles, vous ferez de surprenantes rencontres avec des espèces protégés, vous pêcherez du poisson que vous cuisinerez aussitôt, vous fabriquerez toutes sortes d’objets artisanaux et vous vous hydraterez avec de la noix de coco fraichement cueilli.
Entre nous, cela ne donne-t-il pas envie ?

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Retrouvez Pépino au carnaval de la Paz !

Mélange de
traditions locales conjuguées aux traditions apportées lors de la colonisation
par les espagnols,  le carnaval de la Paz
est un moment où l’on festoie grandement.

Au programme,
défilés hauts en couleurs, groupes de danses folkloriques, rythmes entraînant
des percussions  et cela s’étale sur plus
d’une semaine.

Il convient de
dédier cet article au personnage phare de ce carnaval. Adulé par toutes les
générations,  il porte un masque qui lui
permet de passer incognito. Il se déplace toujours avec des serpentins, du
sable, des grelots, de la farine, de l’eau et des confettis. Il fouette qui le
souhaite et arrose qui l’embête. Son nom est Pépino !

Le samedi du
carnaval est consacré au défilé des enfants qui, accompagnés de leur parent et
grands-parents, longent l’avenue principale du centre, Prado. Tous s’amusent à
se jeter de l’eau, des confettis. Cela marque l’ouverture des festivités.

C’est le
lendemain, dimanche,  qu’est déterré le
personnage carnavalesque Pépino. D’ailleurs nombre de personnes se déguise en
lui.

Le dimanche
suivant marque la fin du carnaval. Raison pour laquelle on enterre Pépino afin
qu’il reprenne des forces pour  l’année
suivante à la même période.

Pépino vous
attend pour le prochain carnaval en février 2013 !

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Singami: boisson traditionelle bolivienne

Tout comme la plupart des pays, la Bolivie possède une boisson nationale alcoolisée appelée « Singani ».

Cette liqueur de la famille des « aguardiente » de raisin est produite dans toute la Bolivie. Elle s´élabore généralement a partir de la distillation de vin muscat.
Cet «aguardiente » est originaire de Tarija, Potosi et Chuquisaca. Les boliviens utilisent le Singani afin de préparer de nombreux cocktails tels que le Chuflay (singani, limonade, citron) le Yungueñito (singani, jus d´orange) le Poncho Negro (singani et cola) ou encore le Singani Sour.

Pendant l’époque coloniale, à la suite de l’expansion de l’exploitation minière de Potosi, les conquistadores ont commencé à cultiver la vigne dans le sud de Potosi.
La fabrication du vin était compliquée du fait de l’altitude et des conditions climatiques et géographiques. Ainsi, la distillation a été privilégiée, celle-ci a permis, en effet, de mettre au point le spiritueux connu plus tard sous le nom de Singani
Le Singani est élaboré à partir de muscat d’Alexandrie. Les grains de raisins sont broyés après la récolte puis mis dans des cuves. Ils fermentent dans celles-ci environ 7 jours. Le vin résultant de cette opération va être ensuite distillé dans des alambiques. On obtient après la distillation un produit titrant à environ 70 degrés.

Singani est une Appellation d’origine contrôlée qui désigne l’aguardiente de muscat d’Alexandrie élaboré dans certaine régions boliviennes.
Singani est « défini comme un aguardiente obtenu par la distillation de vins naturels de raisins frais, distillés et mis en bouteille dans les zones de production d’origine (aguardiente obtenido por la destilación de vinos naturales de uva fresca producida, destilados y embotellados en las zonas de producción de origen, article10). »

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Parc Madidi en plein coeur de l’Amazonie bolivienne

L’Amazonie bolivienne est une grande région écologique de la Bolivie riche en flore et en faune qui recouvre plus de la moitié du territoire soit environ 60%.

C’est au cœur des provinces Franz Tamayo et Iturralde, précisément au nord-est du département de La Paz que vous découvrirez un trésor inédit : El Parque Nacional y Área Natural de Manejo Integrado Madidi. Créé en 1995, il est aujourd’hui considéré comme l’une des aires protégées la plus grande du territoire bolivien avec ses 18 957 km2.

Froid dans la zone des andes, tempéré dans les terres intermédiaires et chaud dans les basses terres du nord, en Amazonie on ne parle pas d’un climat mais de climats.

On le qualifie à juste titre le Parc Madidi de réservoir naturel le plus conséquent de Bolivie avec des paysages aussi sublimes que diversifiés : canyons, glaciers, vallées, cascades vertigineuses et bien d’autres encore. Cette pluralité de paysages permet une diversité des êtres vivants, d’où cette faune et cette flore gigantesque.

Sur les 17 écorégions de la Bolivie, on en dénombre pas moins de 5 dans le Parc Madidi. On recense plus de 4000 espèces de plantes, 1370 espèces de vertébrés, dont 156 espèces de mammifères, 867 espèces d’oiseaux, de 79 et 109 espèces de reptiles, de 84 à 88 espèces d’amphibiens, de 192 à 296 espèces de poissons etc. Ces chiffres ne cessent de croître puisque l’on assiste fréquemment à la découverte de nouvelles espèces.

La meilleure façon de se rendre au Parc Madidi est de prendre son envol pour la ville de Rurrenabaque. Petite, elle est située au pied de montagnes et de la jungle au bord du río Béni.

En compagnie d’un guide expert de la selva Bolivienne, vous profiterez de ses connaissances pour en apprendre sur les vertus médicinales naturelles, vous ferez de surprenantes rencontres avec des espèces protégés, vous pêcherez du poisson que vous cuisinerez aussitôt, vous fabriquerez toutes sortes d’objets artisanaux et vous vous hydraterez avec de la noix de coco fraichement cueilli.

Entre nous, cela ne donne-t-il pas envie ?

Publié dans Insolite, Tourisme | Marqué avec , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La Diablada

La Diablada, danse traditionnelle bolivienne, représente l´affrontement manichéen entre les forces venus de l´enfer et celles des anges. Le but de la danse est avant tout de prôner l´évangélisation du peuple. Elle montre la rébellion contre le système de la Mita (ou travail obligatoire) dans les mines d’argent.
Elle se compose de danseurs portant des costumes et des masques tout aussi impressionnants les uns que les autres (entre autre des capes cousues au fil d´or…)
L´un des costumes de cette danse s´apparente au diable. Les danseurs doivent être capables de porter un costume lourd de plus de 30kg en dansant pendant plusieurs minutes.

Cette danse, comme citée plus haut, est manichéenne : elle divise les danseurs en deux camps. D´un côté, les anges, pour la plupart du temps des femmes, vêtues de blanc, armées d´épées et de bouclier. De l´autre, les démons, souvent des hommes coiffés de masques en bois taillés de façon à représenter un visage monstrueux. Pendant la danse, chaque ange combat un démon.
Durant la danse, anges et démons ne cessent de s´affronter, en formant des figures plus ou moins difficiles, tout en s´attaquant (coups de pieds pour les démons et coups d´épées pour les anges). L´affrontement des deux camps se termine lorsque l´archange surgit et commence à combattre le diable pour finalement le vaincre.

La difficulté que pose le poids des costumes (plus de 30kg), au lieu d’être un obstacle, est généralement un défi pour les différents groupes de danseurs. En effet chacun essaye alors de faire une Diablada à chorégraphie plus complexe que les autres de façon à impressionner le public et les touristes. On peut assister à ce genre de compétitions notamment pendant la célébration de la Virgen del Socavon, ou le Carnaval de Oruro au mois de février.

Publié dans Non classé | Un commentaire

Le glacier Huayna Potosi

Situé a 27km de La Paz, le mont Huayna Potosi, d´une hauteur de 6000m, est le sommet le plus connu et le plus escaladé de Bolivie.
Huayna Potosi provient d´un des dieux anciens du pays. Selon la légende, ce même dieu aurait séduit et fait un enfant à une déesse avant de l’abandonner. Dans leur colère, les protecteurs de cette déesse ont combattu le dieu qui a perdu et s’est transformé en cette majestueuse montagne.
Montagne incontournable, elle fut gravit la première fois en 1919, par deux alpinistes Allemands qui tracèrent la première route dans la face nord. A partir des années 1970, des américains sont parvenu à grimper pour la première fois la face ouest, face visible depuis le lac Titicaca et une grande partie de l’Altiplano : des paysages d´une beauté inouïe.
De forme pyramidale, le Huayna Potosi possède trois faces qui sont respectivement la face nord, est et sud est. Celle-ci a deux sommets: le sommet nord qui culmine à 6088 mètres et le sommet sud à 5920 mètres d’altitude.

Plusieurs refuges sont disponibles lors des randonnées proposées : on y accède depuis la Paz par la route du Chacaltaya en continuant sur la route qui conduit à la lagune Milluni. A proximité se trouve la lagune du Zongo qui constitue les camps de base du sommet et où se trouve le refuge Huayna Potosi. Le refuge offre un service de logement, des repas (il est recommandé de prévenir à l’avance si l’on désire manger). L’électricité et un service de guide sur place sont également possibles.
Proche du refuge il y a de nombreuses lagunes et glaciers pour faire des excursions, des promenades, des ballades en vélo et des acensions.

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

SUCRE, LA CITE BLANCHE

C’est en 1839 que la ville devient la capitale de la Bolivie, renommée, Sucre, en l’honneur d´Antonio José de Sucre, camarade d’armes de Simón Bolivar grand libérateur d´Amérique Latine. Sucre était alors destinée à devenir la résidence et le centre de la bourgeoisie espagnole. Du temps des Conquistadors, la cité s’appelait « Charcas », du nom de la tribu indienne locale, puis elle devint Plata, « Argent », par la présence des mines d’argent à Potosi. Elle fut également appelée « Ciudad Blanca », « Ville Blanche », pour la blancheur étincelante de ses édifices néocoloniaux.

En 1899, Sucre cède son rôle de capitale administrative au profit de La Paz, mais elle conserve encore de nos jours le pouvoir judiciaire. C´est en 1991 que la ville a pu être inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. Ses grands murs d´une blancheur incomparable, son calme et sa douceur, font que Sucre porte bien son nom. Ce petit joyau d’art baroque et de la Renaissance est la plus européenne des cités de Bolivie et sans doute l’une des plus belles du continent Latino Américain. D´un point de vue architectural, Sucre est restée figée comme une carte postale du 19 éme siècle, et a également l’avantage d’être la capitale historique de la Bolivie. Sucre est une ville culturelle, de musées et d’art mais le soir venu, elle saura plaire par sa multitude de cafés et restaurants à l’ambiance quelque peu « européenne ».

Pour s’imprégner de la Culture et de l’Histoire de Sucre, il est fortement conseillé de visiter le « Convento de San Felipe Neri ». A priori fermé au public, car accueillant aujourd’hui une Ecole privée pour jeunes filles tenue par des Religieuses. On peut demander à le visiter. Le centre ville de Sucre, quant a lui, (et notamment la « Plaza 25 de Mayo ») est constellé de bâtiments historiques, tels que le palais présidentiel, la cathédrale et la cour suprême de Bolivie. Enfin, après la visite du centre ville, rien de tel que de se détendre au Parque Bolivar, où Gustave Eiffel à laissé son empreinte. Il est conseillé de parcourir la ville à pied pour profiter de l’architecture coloniale à votre rythme, et marchez doucement pour ne pas être trop essoufflé par l’altitude (2700 mètres !).

Pourquoi donc ne pas emprunter alors la superbe route qui relie la ville de Sucre à Potosi, ville impériale, en trois bonnes heures de trajet. Potosi a été déclarée patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco, située à 4090 mètres d’altitude (ce qui en fait la ville la plus haute de Bolivie) au cœur de la Bolivie, et là où il est possible de descendre dans la galerie d’une mine du Cerro Rico. Enfin, rejoignez Uyuni et partez 3 jours en 4X4 afin de poursuivre ce périple bolivien jusqu’à l’immense « salar de Uyuni ». La vue se perdant dans l’immensité de cet incroyable désert de sel…

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

La région du Sur Lipez

Potosi, la capitale minière de la Bolivie, constitue un des plus grands centres d’attraction que possède le continent sud américain notamment avec le désert de sel d’Uyuni, la région du Sud Lipez ainsi que Le parc national de Potosi.

Situé à plus de 3656m d’altitude, la ville d’Uyuni apparait comme étant le point de départ d’un voyage à travers des sites étant qualifiés comme les plus extraordinaires d´Amérique Latine avec la région du Sud Lipez.
Avec le temps, ces régions méconnues ont gagné en notoriété et sont dorénavant considérées parmi les paysages les plus impressionnants du monde, arpentés de volcans de plus de 6000m et de déserts aux couleurs époustouflantes, d’une incroyable beauté.
Le désert d’Uyuni est ainsi la plus impressionnante mer de sel de la planète, un lieu naturel d’une beauté incomparable, accompagné de ses myriades de volcans fumants, geysers et eaux thermales.
Uyuni attire un grand nombre de touristes venus visiter le plus grand désert salé du monde, le Salar de Uyuni, où il est possible de faire des circuits touristiques qui durent plusieurs jours et qui sont effectués en véhicules 4×4 sur des pistes en terre naturelle. Le must reste encore de dormir dans un hôtel entièrement édifié à base de sel, situé à une vingtaine de kilomètres d’Uyuni, qui en fait un des hôtels les plus originaux de la planète.

La région du Sud Lipez quant à elle, offre la plus belle vue sur les montagnes boliviennes aux tonalités ocre, en totale adéquation avec les multiples geysers, salines, thermes, volcans…
Enfin, le Parc National de Potosi, où il est possible d´admirer deux sublimes lagunes, la lagune colorée, qui abrite des millions de flamants roses, et au pied du Volcan Licancabur, de l´autre côté, la Lagune verte, aux reflets vert émeraudes…
Un voyage que vous pouvez combiner avec le sud du Pérou (Cusco, Machu Picchu, Lac Titicaca) et au Nord du Chili, le désert d’Atacama.

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Le Marché des Sorcières de la Paz.

De passage en Bolivie ? 2 jours ? 1 semaine ? 1 mois ? Quoi qu’il en soit, il est inconcevable de quitter le pays sans avoir sillonné en long en large et en travers, son marché ! Et pas n’importe lequel … Abracadabra… !  En deux temps trois mouvements vous voilà en plein milieu d’étalages d’objets et d’aliments insolites fortement peu communs. Bienvenue au Marché des Sorcières de la Paz !

Situé au croisement des rues Jimenez et Linares, entre Sagarnaga et Santa Cruz, grenouilles séchées, fœtus de lama, insectes, poudres magiques, plantes à vocation curatives constituent les meilleures ventes du marché et sont très sollicités par les Aymaras pour leurs rituels religieux.

Les Aymaras forment la communauté indigène la plus présente sur le sol Bolivien. Par le passé, les Espagnols n’ont cessés de piller leur terre et ont imposés leur religion, le christianisme. Malgré ces tristes événements, les Aymaras ont su garder secrètement leurs croyances ancestrales autour des éléments naturels et de la magie et perpétuent encore en 2012, des rites agraires d’il y a des siècles.

Au centre des croyances de ce peuple se trouve la déesse Terre appelée Pachamama, assimilée à un être vivant à qui il convient de faire des offrandes. Ainsi les Aymaras se rendent sur le « Mercado de Hechiceria » pour acheter de quoi offrir à la Pachamama et s’attirer par la suite ses bonnes grâces. L’objet phare du marché est le fœtus de lama séché. Le rite se déroule de la manière suivante : les Aymaras se munissent d’offrandes et les enterrent sous leur propre terrain. C’est une manière symbolique de nourrir la déesse de la Terre qui, en guise de reconnaissance, protégera la famille entière.

Une simple ballade au Marché des Sorcières est un excellent moyen de découvrir  les croyances et les rites des Aymaras qui se réjouiront d’échanger quelques mots avec vous.

Publié dans Insolite, Tourisme | Marqué avec , , , , , , , , , , | 2 commentaires

La traversée de la région sud de la Bolivie ou la Route des Joyaux

uyuni1Pour les amateurs de paysages époustouflants, le désert de sel d’Uyuni et le sud de Lipez sont le choix idéal pour un séjour inoubliable.

La plupart des circuits organisés partent de la petite ville d’Uyuni. Perdue au milieu du désert et à 3600m d’altitude, Uyuni a un certain charme, notamment grâce à son cimetière de trains datant de l’époque ou les espagnols exploitaient l’argent des mines boliviennes pour l’envoyer en Europe.

Le trip en 4×4 commence par la traversée du fantastique désert de sel, le Salar de Uyuni.
En juillet 1969, l’astronaute Neil Armstrong met pour la première fois un pied sur la Lune. De là-haut, il observe la Terre et perçoit ce point scintillant sur le continent sud-américain. Dû à la luminosité de ce point mystérieux, Armstrong ne parvient pas à l’identifier. Très intrigué, il se renseigna dès son retour sur la Terre et appris l’existence d’un désert de sel d’une étendue de plus de 12 000km².

Dès lors, le tourisme s’est développé dans la région, et des milliers de visiteurs par an font aujourd’hui la route depuis La Paz et ailleurs pour découvrir la Route des Joyaux.uyuni2

En plus des paysages plus incroyables que l’on peut voir depuis le salar, notamment les volcans qui le bordent, plusieurs visites tout aussi surprenantes les unes que les autres sont à faire. Au centre du désert, se trouve l’œil du salar, d’où l’on observe l’eau salée jaillir du sol, non loin du tout premier hôtel fait entièrement de sel où il est encore possible de séjourner si l’on se sent capable de résister au froid qu’il y fait la nuit ! A quelques kilomètres d’Uyuni, il est également possible de visiter une exploitation de sel où les habitants du village continuent de faire sécher le sel et d’y ajouter l’iode manuellement pour ensuite le vendre dans tous le pays. Malheureusement pour eux, et en dépit de la quantité phénoménale de sel dont ils disposent, ils ne peuvent pas l’exporter étant donné que tous les pays d’Amérique Latine possède eux aussi leurs propres salars.

Après la traversée du salar et l’éventuelle visite de plusieurs de ses superbes îles, le circuit permet de continuer la route vers le sud dans la région de Lipez. Là, les paysages changent radicalement mais sont tout aussi fabuleux. On vous proposera la découverte de l’arbre de pierre, de plusieurs lagunes aux couleurs magiques où des centaines de flamants roses viennent se nourrir d’algues. D’autres animaux sauvages peuvent être observés à cette altitude, tels que les fameuses vigognes à la laine très recherchée.

A plusieurs endroits, il est possible de se baigner dans des sources d’eau chaude variant entre 30°C et 40°C ! Cette eau naturelle est réputée en Bolivie pour ses bienfaits notamment sur les os.uyuni3

A près de 5000m, les geysers nous offrent un paysage lunaire : des cratères fumants et bouillonnants depuis le centre de la Terre. L’immense désert de pierre volcanique nous rappelle également l’importance de la Pachamama, comme ils l’appellent ici, c’est-à-dire la Terre-mère.

A continuation de la route des joyaux, toujours parsemée de lagunes aux multiples couleurs, et après avoir longé le désert de Dali, les voyageurs arrivent à la frontière avec le Chili, sur la droite, et celle d’avec l’Argentine sur la gauche. Seuls les montagnes et les volcans séparent les trois pays, dont le célèbre Licancabur, culminant à 6000m.

Publié dans Insolite, Tourisme | Marqué avec , , , , , , , | Un commentaire